GS1 – Un jalon pour la digitalisation de la filière ferroviaire
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Le jeudi 29 janvier nous avons eu le plaisir de coorganiser avec GS1 France et SNCF Voyageurs un événement dédié à la standardisation et au partage de la donnée dans le ferroviaire, au Technicentre Industriel SNCF de Vénissieux.
Cette journée, organisée en partenariat avec CARA, a rassemblé près de 50 acteurs de la filière : exploitants, industriels, équipementiers, offreurs de solutions, et entreprises déjà engagées dans des démarches avancées de traçabilité.
1️⃣ Un même constat : pour avancer, il faut se comprendre
Tout a commencé par une question simple : pourquoi GS1 dans le ferro ?
Des volumes qui explosent, des exigences qui montent, des enjeux de cybersécurité qui s’intensifient. Et au milieu de tout ça… chacun parle un dialecte différent.
GS1, avec son standard mondial, cross‑filière, arrive comme un traducteur universel. Un peu comme si, du jour au lendemain, on décidait que tout le monde parlait enfin la même langue — et que, magiquement, les choses devenaient plus simples.
C’est probablement pour cela que cet événement a fait salle comble : la filière a besoin de clarifier son langage.
2️⃣ Une scène où débutants et experts se répondent
Ce qui a rendu la journée unique, c’est la diversité de maturité entre les intervenants. Une véritable photographie de l’écosystème.
- Les curieux, encore au début du chemin
Ceux qui viennent chercher des repères, comprendre les usages possibles, découvrir les groupes de travail GS1, et surtout vérifier : “Est‑ce vraiment pour moi ?” (Spoiler : oui).
- Les solutionneurs
Brady, CIPAM, Sofilec… capables de mettre une étiquette, un tag, une techno RFID dans la main du public et de dire : “Ça ? C’est votre future source de vérité”.
- Et puis il y avait les pionniers.
Ceux qui, depuis 20 ans, explorent le potentiel de l’identification unique et du RFID. Et là, les récits ont pris une autre dimension.
3️⃣ Michelin, Alstom et SNCF : trois histoires, une même conviction
Michelin : l’odyssée technologique
On découvre que tout a démarré au début des années 2000. Puis la bascule : les JO de Londres 2012, première démonstration d’envergure de l’identification RFID.
Ensuite viennent les projets collaboratifs, les échanges internationaux — même avec des concurrents chinois — et la création d’une association pour structurer l’accès aux données GDSO.
Aujourd’hui, Michelin surfe naturellement vers le DPP, avec une maturité enviable.
Le message de leur intervention ? “La standardisation, ça marche. Mais surtout, ça se construit ensemble.”
GS1 sera bientôt une recommandation… puis une obligation.
4️⃣ La prise de conscience collective
On réalise que l’identification unique :
- fait gagner du temps;
- améliore la qualité de la donnée;
- simplifie la maintenance;
- fluidifie les relations fournisseurs–clients;
- et prépare la filière aux réglementations qui arrivent.
On réalise aussi que l’adoption n’est plus théorique. Elle est en marche, en France comme à l’international.
Et surtout : nous ne sommes plus au stade des promesses. Nous sommes dans le concret.
5️⃣ L’histoire continue : CARA lance le Club d’intérêt
L’événement s’est conclu comme il avait commencé : par un élan collectif.
Face à la demande massive d’accompagnement, CARA annonce la création du Club Rail, en partenariat avec GS1. Cet espace pour comprendre, tester, s’entraider, partager des cas d’usage, découvrir la « mallette prête à l’emploi », et aussi accéder à des formations et certifications !
Un lieu où la filière pourra, enfin, structurer son langage commun.